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Watership Down


Auteur: Richard Adams;

Pages: 478;



Je m'attendais à un livre de guerre, luttes navales, navires en détresse... je me suis retrouvée immergée dans une histoire de lapins.


L'auteur dit qu'il l'a inventée une fois quand il était en voiture avec ses petits enfants, pour les faire taire et les tenir tranquilles. On peut la lire comme ça - une histoire jolie et gaie, pour enfants. Mais on peut la lire comme une histoire initiatique, comme une histoire avec métaphores et sens dissimulés, avec morale et motivation.


Un bon matin, un petit lapin eut une vision comme si une menace grave et inexorable planait au-dessus de la communauté dont il faisait partie. Il en parla à un de ses frères aînés, qui fut persuadé de sa réalité au point de demander une audience au Lapin-en-Chef, pour le convaincre de quitter leur terrière et emménager ailleurs. Bien sûr qu'il échoua dans sa démarche et par conséquence les deux lapins décidèrent de se sauver par eux-mêmes, en emmenant quiconque souhaitait les rejoindre.


Le lecteur accompagne Fiver, Hazel, l'ancien agent de sécurité BigWig, le raconteur Dandelion, l'ingénieux Blackberry, le petit Pipkin et leurs amis, dans leur périple à travers la campagne anglaise, vers la terre promise par la vision de Fiver.


Les dangers, les esquives, leurs peurs et leur détermination, la fatigue, les blessures, et enfin le bonheur de trouver l'endroit idéal pour leur nouvelle garenne, tout s'enchaîne dans une histoire à couper le souffle, avec du suspens et des moments attendrissants, le tout assaisonné de mots de la langue Lapine qu'on assimile sans s'apercevoir.


Mais non, ce n'est pas tout!


Il y a des histoires racontées par Dandelion, des contes folkloriques tournant autour de leurs héros mythiques, de leur déité, de leur lapin-ange-de-la-mort; des contes à la fois révérents, divertissants et moralisateurs.


Il y a le raid pour libérer des lapins d'élevage, sous le nez d'un chat-ennemi juré et d'un mâtin qui n'aurait fait qu'une bouchée du lapin assez malheureux pour lui tomber sous la patte.


Il y a l'albatros blessé qu'ils soignent et à qui ils ramassent des vers et des limaces pour le nourrir - et qui devient leur ami et allié inconditionnel.


Il y a cette autre communauté, comme une Corée du Nord des lapins, qu'ils entreprennent de libérer.


Il y a les sacrifices d'oreilles, de membres et même de vies, pour sauver les plus vulnérables.


Il y a tant et tant d'histoires, de gestes et d'émotions que je ne peux pas les énumérer.


Et voilà, j'ai fini ce livre et ils me manquent déjà mes amis, les lapins...

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