Falls the shadow
- litteratty

- 25 juin
- 4 min de lecture

Auteur: Sharon Kay Penman;
Pages: 580;
Série: tome 2 de la série Welsh princes;
Ce deuxième tome de la série Welsh princes continue l'histoire agitée et entremêlée des royaumes d'Angleterre sous Henry III, fils du feu John, King of England, et celui de Wales, gouverné par Llewelyn Fawr, maintenant vers la fin de sa vie.
Llewelyn se retrouve tiraillé entre ses deux fils, dont un seul devrait lui succéder comme Prince de Wales après sa mort.
L'aîné, Gruffydd, fort et sans peur mais impulsif, pas très intelligent, point diplomate et surtout consommé par une haine viscérale des Anglais, se voyait déjà l'héritier et rêvait des guerres contre le royaume voisin que sans doute il vaincrait. Sa mère, Senena, et son fils aîné, Owain, portaient une haine sans bornes à Davydd, l'autre fils de Llewelyn, et nourrissaient une grande antipathie envers ce dernier. Llelo, le fils cadet de Gruffydd aimait beaucoup son grand-père et avait une grande admiration pour Davydd, en s'attirant ainsi la froideur et même le rejet de sa mère et de son frère. Llelo, trop jeune à ses 9 ans pour comprendre les subtilités de cette famille compliquée, est à la fois dévoué à son grand-père et désespéré de se trover en désaccord avec sa mère et frère aîné.
Une fois, lorsqu'il était à la chasse avec Llewelyn et son sénéchal Ednyved, ces deux expliquèrent à Llelo que Gwynedd, leur pays, et le royaume de Wales doivent être la raison suprême de toute décision et de tout choix, et que tout sacrifice doit être fait afin d'éviter la perte de leur souveraineté en face de l'Angleterre - même celui de préférer un fils à un autre.
"Llelo snuggled deeper under the blankets. He was drowsy, not far from sleep. But his last conscious thought was one to give him great comfort. He needed feel no shame for loving his grandfather. He was not disloyal. He knew now that his father had never been his father's enemy."
L'autre fils de Llewelin Fawr, Davydd, par contre, était un jeune homme bien vaillant, mais calculé et réservé, comprenant bien la politique et la stratégie de son père et prêt à prendre la relève, le temps venu. Il est le préféré de son père qui estime qu'il sera le meilleur pour lui succéder comme Prince de Wales et qui l'instruit et le forme à ce but.
A la mort de Llewelyn, le petit Llelo réalise que:
"Not that Grandpapa needs a monument of marble", he said huskily. "Men will remember him."
Pour honorer son héritage, Llelo décide de suivre le chemin de son glorieux grand-père aussi bien qu'il le pourra:
"Llelo is a boy's name. I'm twelve now, old enough to be called by my given name - Llewelyn."
Pour assurer la stabilité de sa position comme nouveau Prince de Wales, Davydd capture son demi-frère, Gruffydd, et son fils, Owain, en leur glissant un soporifique dans leur vin, justifiant son action par un proverbe Oriental:
"He who rides a tiger dares not dismount".
qui voulait dire qu'il n'avait pas eu le choix et qu'il était prêt à prendre tout risque nécessaire, même celui de l'excommunication, pour mettre fin à la guerre fratricide qui menaçait de détruire le royaume.
Mais là le fil se coupe et la narration change du coté anglais de la frontière, où Eleanor, la sœur du roi, épouse Simon de Montfort, un noble Français de la stature chevaleresque des légendes de la Table Ronde. L'auteure, Sharon Kay Penman, déclara dans un interview que son idée initiale avait été de développer en parallèle les histoires de Llewelyn et de Simon de Montfort, mais elle s'était rendu compte que cette entreprise aurait été trop vaste et avait donc décidé de la diviser en deux romans distincts: Falls the Shadow serait dédié au chevalier Anglais et The Reckoning, le dernier volume de la trilogie, à Llewelyn ap Gruffydd.
Cette indécision et le changement abrupte du thème m'ont presque ramenée à abandonner le livre, et la seule raison pour y persévérer ont été la personnalité monumentale et la vie dramatique de Simon de Montfort, en dépit de la mesquinerie, la corruption et l'ineptie de Henry III, un des plus inadéquats rois de l'histoire de l'Angleterre. Suivre Simon de Montfort a été une motivation assez forte pour passer outre le style souvent non-ciselé, plat et même parfois comme de compte-rendu de ce deuxième volume, si différent de l'écriture engageante du premier livre.
En bref, le caractère de Simon est parfaitement décrit par un verse des Ecritures cité par l'Evêque de Worcester dans une lettre adressée à la veuve du chevalier:
"I have fought a good fight, I have finished my course, I have kept the faith."
L'Histoire se souvient de Simon de Montfort par ce qu'il a convoqué le Parlement d'Oxford en 1258, qui a adopté les Provisions - une collection de reformes qui limitaient les pouvoirs du roi et entérinait la responsabilité de celui-ci pas seulement devant Dieu, mais aussi devant ses barons. Il a rassemblé un deuxième Parlement en 1265, composé des barons mais aussi des chevaliers des shires (régions) et de gens ordinaires en tant que représentants des principales villes du royaume. Même de nos jours Simon de Montfort est regardé comme un des pères fondateurs de la démocratie parlementaire.
Homme d'un grand courage, avec des principes inflexibles, d'une croyance religieuse inébranlable, sa vie a été légendaire et sa mort tragique comme dans les chansons de geste.
"I asked Simon if he'd ever feared that all our struggles, all our suffering might be in vain. Not a priest's question, and he shamed me by his answer, by the shining certainty of his faith. He said no, my lady, and then he told me of a cave he'd found whilst in the Holy Land. It was said to have magical powers; a man could shout and long after it had died away, it echoed back as if from the very bowels of the earth. Simon has so marveled at it that he'd never forgotten it. And that night in Hereford Castle, he said that whilst it might seem as if we were but shouting into the wind, our echoes, too, would come back in time, to hearten the godly and haunt kings. He laughed then, but he believed it, my lady, and I found I believed too."



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