The Housekeeper and the Professor
- litteratty

- 10 févr.
- 2 min de lecture

Auteur; Yoko Ogawa
Pages: 192
"[Mathematics] it's like copying truths from God's notebook, though we aren't always sure where to find this notebook or when it will be open"
"Eternal truths are ultimately invisible, and you won't find them in material things or natural phenomena, or even in human emotions. Mathematics, however, can illuminate them, can give them expression - in fact, nothing can prevent it from doing so".
Il y avait une femme qui travaillait comme ménagère et un jour son agence de placement l'envoya chez un client qui avait un mauvais historique avec eux. Neuf étoiles bleues, ce qui signifiait que neuf ménagères étaient passées chez lui avant et avaient quitté leur emploi. Il ne faut pas perdre de vue que l'histoire se passe au Japon, avec son culte du respect et du devoir - quitter son poste est un geste lourd de sens.
Donc notre ménagère, qui avait déjà connu les duretés de la vie (mère seule d'un enfant de 10 ans, pauvreté noire, employeurs difficiles), se rend à son poste prête pour le pire.
Là, elle est accueillie par une vieille femme, froide et assez désagréable, (dont on apprend par la suite qu'elle était la belle-sœur de son client), qui lui passe les consignes et lui pose la condition de ne jamais, pour aucune raison, la contacter au sujet du Professeur c'est-à-dire de son client.
Et là commence un tourbillon de faits et d'impressions, d'emotions réprimées et de compassion masquée en enthousiasme, que je ne saurais vous raconter sans dévoiler la substance du livre.
Je me limite à dire que le professeur est un amnésique dont la durée des souvenirs était de 80 minutes et qu'au bout de cette durée tout devait être repris d'à zéro.
Qu'il aimait les enfants et il s'y de vouait corps et âme, au delà de ses capacités physiques et mentales.
Que pour un petit moment de ses 80 minutes, parfois il se laissait persuadé de faire ou se laisser faire un petit rien pour soi-même.
Et que ce livre m'a rappelé pourquoi j'aimais les mathématiques, et que je suis certaine qu'il inspirerait au moins une petite curiosité sinon la même affection, à quelqu'un qui ne fût pas mathématicien du tout.
Et j'ai aimé la douceur et le dévouement de la ménagère et la dureté de la belle-sœur et les innocentes ruses du fils, et vraiment la fin de l'histoire m'a déchiré le cœur.

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