The Daughter of Time

Auteur: Josephine Tey;
Pages: 206;
Truth isn't in accounts but in account books.
L'inspecteur de police Grant est immobilisé sur un lit d'hopital, suite à une chute qu'il à faite en poursuivant un malfaiteur. Réduit à inventorier les fissures du plafond, il s'ennuie gravement et glisse dans la dépression. Afin de le sortir de cet état, une amie, connaissant son penchant pour l'analyse du visage humain, lui ramène plusieurs portraits pour lui éveiller l'intérêt. L'un d'entre eux retient son attention et Grant apprend qu'il s'agit du portrait de Richard III, connu comme un roi bossu, vilain, cruel, et soupçonné d'avoir fait assassiner ses jeunes neveux, les "princes de la Tour" pour usurper le trône.
Depuis son lit d'hôpital, Grant entreprend à mener une enquête policière, pour s'édifier si ces accusations étaient bien fondées ou pas. Secondé par un jeune Américain, chercheur au British Museum, il recueille et étudie des documents de l'époque, des encyclopédies, des livres d'histoire aussi de ceux pour enfants et des ouvrages des savants réputés.
Peu à peu il constate que cette mauvaise réputation était basée sur les récits de ses ennemis ou sur des oui-dires, tandis que le tableau général de l'époque parle d'une société vivant en paix, qui l'aimait bien et l'estimait, et non pas dans la terreur et sous l'opression que les membres de la partie Tudor et même le théâtre de Shakespeare nous ont transmis.
Chaque découverte donne lieu à des réflexions sur la vérité historique, les préjugés, et la façon dont les récits du passé peuvent être déformés par la propagande ou par des siècles de répétition.
"The Daughter of Time" est un roman policier tout à fait hors normes, d'une construction vraiment inteligente, logique et articulée, bien imprégné d'humour sec anglais et, bien sur, d'une forte dose de l'histoire des Plantagenets et des Tudors (où on se perd si on ne maîtrise pas les tortueux relations des maisons aristocratiques de l'époque).




Commentaires